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Monique Laborie : « Capter l’essence même d’un pays »

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Aquarelle - Monique Laborie

Au fil de ses voyages, Monique Laborie couche sur le papier les scènes de vie qui frappent son regard d’artiste. Après avoir abandonné la peinture pendant plusieurs années, elle a été rattrapée par sa passion en découvrant l’aquarelle.

 

Comment êtes-vous devenue aquarelliste ?

J’ai commencé à peindre assez jeune avec de la peinture à l’huile. Ma vie a ensuite pris un tournant qui m’a fait abandonner cette activité. Bien des années après, j’ai découvert le travail d’un aquarelliste local. J’ai aimé la transparence de l’aquarelle et la spontanéité qu’elle dégage. Cela m’a redonné l’envie de peindre. Plus de vingt ans après, je ne m’en suis toujours pas lassée.

 

Que vous permet-elle d’exprimer ?

Je transmets par ma peinture ce que je ne parviens pas à dire avec des mots. Regardez les tableaux de William Turner, vous percevez l’odeur de la fumée, le bruit des machines... L’aquarelle permet cela. J’ai récemment créé une installation où des aquarelles sont projetées sur un écran au rythme de La Moldau, une symphonie de Bedrich Smetana. En les peignant, j’imaginais le cheminement du fleuve Moldau jusqu’à la mer du Nord. Selon les passages musicaux, j’utilisais des tonalités de couleurs plus ou moins fortes, pour exprimer le bouillonnement des eaux ou bien le calme des grands espaces.

 

Comment travaillez-vous ?

Je voyage beaucoup. En Europe, en Chine, en Égypte… Carnet en main, je croque les scènes de vie dès qu’elles frappent mon regard. Des dessins vifs et spontanés afin d’essayer de capter l’essence même du pays. Pour les paysages, c’est différent. J’ai découvert une technique très particulière dans un village de peintres chinois. Nous restions au sommet d’une montagne toute une journée à observer le paysage, le déplacement des nuages, les fluctuations de la lumière... C’est seulement le soir, de retour à l’atelier, que nous commencions à peindre. Cette pratique permet de décliner toute une gamme d’impressions différentes.

 

Le choix du papier est important ?

Bien sûr. Un papier à gros grains, qui laisse les pigments tomber dans les creux, apportera de la force. À l’inverse, un papier lisse aidera à jouer avec l’aquarelle pour gagner en légèreté. Depuis quelques années, j’utilise aussi un papier chinois très fin. Je le façonne en le froissant légèrement, et ainsi je crée du relief. Il faut savoir que j’ai une formation de modéliste. Avec ce papier, je me rapproche de ce que je faisais lorsque je travaillais le tissu par plis pour réaliser des robes.

 

Après une formation de modéliste effectuée à Paris, Monique Laborie est retournée vivre en Occitanie, sa terre natale, pour se consacrer à l’aquarelle. Elle expose régulièrement à Paris, Marseille, Aix-en-Provence, Arles et La Ciotat. Chaque année, elle participe à l’exposition de groupe « Reg’art » organisée dans le cadre de la Journée internationale des Femmes à la chapelle des Pénitents-Noirs d’Aubagne.  

 

Aquarelle - Monique LaborieAquarelle - Monique LaborieAquarelle - Monique Laborie

 

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